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Conseil Fédéral du 19 au 22 octobre 1999 |
RESOLUTION :
LES CARRIERES ET LES REGLES DE GESTION
La FDSU réaffirme son attachement au statut général de la Fonction Publique dont les garanties, les obligations et les devoirs assurent au fonctionnaire son indépendance par rapport au pouvoir politique et donc la neutralité dintervention de ladministration.
Que ce soit en matière de reconnaissance des qualifications ou de défense des règles de gestion, la FDSU portera à tous les niveaux les revendications qui doivent constituer un socle commun de garanties collectives et individuelles.
Des
revalorisations catégorielles :
La FDSU réaffirme que, ni le dispositif Durafour, ni les plans
sociaux successifs nont répondu aux attentes de
revalorisations catégorielles des agents du Ministère.
Des mesures ministérielles immédiates peuvent, en partie,
rapidement améliorer la situation des personnels.
La FDSU exige ainsi :
-
Pour tous les agents appartenant à des
corps administratifs ou techniques et quelle que soit la catégorie, lattribution
immédiate de 30 points dindice, forme dà valoir dune revalorisation
indiciaire déjà largement justifiée par leur technicité.
-
La limitation des blocages au sein des
catégories C et B par une réduction du nombre de grades :
·
Pour les agents de catégorie C, le niveau
de recrutement doit désormais se situer à léchelle 5 de rémunération.
Lensemble des agents aujourdhui rémunérés dans une échelle inférieure
doit bénéficier dun reclassement immédiat et automatique dans léchelle 5.
De plus, laccès à un nouvel espace indiciaire revalorisé doit être favorisé.
·
Pour les agents de catégorie B, une fusion
immédiate des deux premiers grades est indispensable.
Plus généralement, la FDSU continuera de revendiquer la
linéarité dans le déroulement de carrière pour les agents C et B.
·
Pour les agents de catégorie A, la FDSU
revendique lamélioration de la fin de carrière du premier grade. Cette dernière
peut passer par la mise en place dans toutes les Directions du MEFI dun treizième
échelon ou d'un grade venant compenser l'absence de ce treizième échelon. Laccès
à ce grade ne doit évidemment pas être limité.
Harmonisation
et intégration des régimes indemnitaires :
Lexigence de reconnaissance des qualifications a amené
les différents gouvernements à répondre à cette revendication par lattribution
de régimes indemnitaires en lieu et place de revalorisations indiciaires.
Le poids du régime indemnitaire dans la rémunération, et sa
complexité, nécessitent aujourdhui une mise à plat sans dévalorisation. Son
intégration dans le traitement doit être décidée.
Les
retraites :
La FDSU est opposée à une remise en cause du régime des
retraites des fonctionnaires.
Par ailleurs, pour la détermination des droits à pension, il
doit être tenu compte de la spécificité et des contraintes de certains métiers
(Surveillance à la DGDDI, missions techniques contraignantes dans les DRIRE, etc
).
La FDSU condamne la remise en cause des droits et garanties des
agents aggravée par la mise en place dune gestion managériale.
La volonté de faire fonctionner les services à moindre coût
et la recherche des gains defficacité amènent ladministration à la
déréglementation. Pour atteindre ces objectifs et donner plus de pouvoir et de marge de
manuvre aux responsables locaux, la déconcentration des actes de gestion des
personnels est mise en exergue dans les différentes directions du Ministère.
La FDSU rappelle son attachement à un certain nombre de
principes qui doivent constituer un corpus de règles incontournables.
Recrutement
:
Pour le recrutement initial, la FDSU est attachée à
lorganisation de concours nationaux garants dune égalité de chance pour
tous. Elle condamne donc la dérive de certaines administrations qui, par
lorganisation de concours nationaux à affectation régionale, génèrent une
disparité dans les règles de gestion et le déroulement des carrières. Elle affirme
quà toute mission de service public doit correspondre un emploi public de
titulaire.
Avancement
et notation :
La FDSU revendique pour lensemble des catégories un déroulement linéaire des carrières excluant donc tout barrage et toute notion de repyramidage. Elle condamne le poids prépondérant des critères subjectifs pour létablissement des tableaux davancement et des listes daptitude. De plus, elle dénonce les dérives provoquées par un premier niveau de traitement local arbitraire et clientéliste.
La FDSU refuse que la notation, instrument managérial,
constitue un élément déterminant des déroulements de carrières. Elle rappelle avec
force que la notation ne doit pas être utilisée comme un outil de sanction vis-à-vis
des agents victimes de problèmes de santé, bénéficiaires du travail à temps partiel
ou exerçant des activités syndicales ou mutualistes.
En outre, toutes les contestations sur les appréciations qui
peuvent être données sur un agent doivent pouvoir être portées en toute transparence
devant un organisme paritaire, à larbitrage dune autorité compétente qui ne
saurait être en même temps juge et partie.
Mutations
- Affectations :
La FDSU exige pour tous les agents des règles claires,
objectives et transparentes. En conséquence, elle exige que les affectations, les
mutations, soient prononcées de la manière la plus fine possible par la CAP nationale
sur des postes précisément sollicités.
La FDSU sopposera à toute dérive visant à une gestion
utilitariste des compétences sans considération des doctrines demploi ni des
niveaux de rémunération. Elle rappelle ainsi son attachement à lexistence
dune Fonction Publique de carrière et condamne le recours de plus en plus fréquent
à la notion de statut demploi.
Positions
statutaires :
La FDSU dénonce le durcissement constaté dans la gestion du
temps partiel, du congé formation, de la disponibilité pour convenances personnelles.
La FDSU réfute largumentation des refus basée sur les
nécessités de service, alors même que, parallèlement, elle poursuit aveuglément sa
politique de suppressions demplois.
La FDSU exige la pérennisation du congé de fin
dactivité et labaissement de sa plage daccessibilité.
Le
paritarisme :
La FDSU déplore, là où les CAP locales existent, un
appauvrissement du légitime rôle darbitrage des CAP nationales qui,
systématiquement, entérinent les décisions des chefs de services locaux.
Elle exige lengagement dune concertation dans chaque
administration, mais aussi au niveau ministériel visant à redonner un poids réel à ces
structures.
La FDSU revendique la définition nationale de règlements
intérieurs-types de fonctionnement des organismes paritaires locaux, ainsi que
lélaboration dun socle de garanties permettant une gestion égalitaire des
agents sur lensemble du territoire.
La
formation professionnelle :
La FDSU réaffirme que les formations : initiale,
générale et continue sont un droit pour lagent et un devoir pour
ladministration. En conséquence, elle exige les compensations en effectifs
suffisants de labsentéisme consécutif à lapplication de ce droit.
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